Accompagnement sommeil bébé : mon fils n'a bien dormi qu'à 3 ans. Voilà tout ce que j'ai essayé avant.
- hannaelcontact
- 10 juil.
- 5 min de lecture
Si tu cherches un accompagnement sommeil bébé, tu t'attendais peut-être à trouver une méthode, un tableau, un protocole. Ce que tu vas lire, c'est mon histoire. Celle d'une pharmacienne qui connaissait la théorie du sommeil du nourrisson — et qui a quand même galéré pendant trois ans.
Quand Hannah est née, je ne dormais plus.
Pas vraiment.
Je fermais les yeux entre deux allaitements. Elle se réveillait toutes les deux heures — je me précipitais dans le noir pour qu'elle ne réveille pas toute la maison. Je lui donnais le sein. J'attendais 30 minutes qu'elle digère avant de la poser délicatement dans son lit, en retenant mon souffle.
Et au moment où je retournais me coucher, Ismaël appelait. Parfois il venait me chercher lui-même.
Je reposais Hannah. Je rejoignais Ismaël. Et quelque part dans cette maison endormie, mon mari dormait — et moi je naviguais entre deux enfants, deux chambres, deux besoins, sans jamais vraiment poser la tête.
Je ne me souviens plus comment j'ai tenu.

Bébé qui ne dort pas : tout ce que j'ai essayé
Ça avait commencé bien avant Hannah.
Dès les premiers mois avec Ismaël, le sommeil bébé était un combat. Alors j'ai essayé des choses. Beaucoup de choses.
D'abord, j'ai essayé que ce soit son papa qui l'endorme.
Mon mari essayait. Il tenait. Ismaël pleurait — et continuait de pleurer, même dans ses bras. Parce qu'il savait. Il avait compris que si il pleurait assez longtemps, maman finirait par arriver.
Et maman arrivait. Toujours.
Je ne supportais pas les pleurs. Physiquement. C'était plus fort que moi.
Mon mari ne disait rien. Il me disait que c'était juste un passage, que ça allait pour lui.
Mais aujourd'hui — avec le recul, avec tout ce que j'ai compris depuis — je réalise ce que ça a dû lui coûter. Se sentir rejeté par son fils. Et voir sa femme reprendre systématiquement, comme si elle ne lui faisait pas confiance.
Ce n'était pas ça. Ce n'était pas un manque de confiance envers lui.
C'était mon incapacité à moi de lâcher.
Mais on ne le savait pas encore. Alors on portait chacun notre part en silence.
Ensuite j'ai essayé de laisser mon bébé pleurer.
Le maximum que j'ai tenu — 3 minutes. En pleurant moi-même, assise dans le couloir, les mains sur les oreilles. Et en me fondant en excuses en le serrant contre moi après. Ce n'était pas une méthode. C'était de la torture — pour lui et pour moi.
Alors j'ai dormi avec lui. Par terre, sur un matelas au sol. C'est ce qui fonctionnait le mieux — jusqu'à ce que je sois enceinte de Hannah et que mon dos ne supporte plus le sol. Je me retournais dans tous les sens, le ventre qui grandissait, Ismaël en travers du matelas.
Ma belle-sœur me disait qu'il fallait le laisser pleurer. Qu'il fallait en passer par là.
Je n'ai jamais pu.
Mais elle a dit aussi quelque chose que j'ai mis du temps à comprendre :
"Il faut être prête. Avant d'essayer de changer quoi que ce soit — il faut être prête."
À l'époque je n'avais pas compris ce que ça voulait dire vraiment.
Sommeil bébé sans méthode : ce que j'ai vraiment compris
Je cherchais la bonne méthode
.
Le bon livre. Le bon tableau de siestes. La bonne routine. Le bon conseil de pédiatre.
Mais le problème n'était pas la méthode. À l'arrivée d'Ismaël quelque chose s'était fissuré en moi.
Je faisais les choses mécaniquement. Je souriais parce qu'il le fallait. Et surtout — il ne devait pas pleurer. Pas une larme. Parce que si il pleurait, c'est que je ratais quelque chose.
J'étais seule. Même entourée.
Je réalise aujourd'hui que je traversais quelque chose de difficile — et que sans le savoir, je projetais mes propres angoisses sur lui. Mon besoin de le garder près de moi n'était pas que pour lui. C'était aussi pour moi.
En me formant au sommeil du nourrisson, une professeure a raconté l'histoire d'une petite fille qui ne pouvait pas s'endormir sans sa maman. Mais au final — c'était la maman qui avait besoin de sa fille. Pas l'inverse.
Je me suis reconnue immédiatement.
Et ça fait mal de réaliser ça après coup. De voir les choses qu'on aurait voulu faire autrement. Les nuits où mon mari tenait et où je lâchais sans comprendre pourquoi. Les matins épuisés où on ne parlait plus vraiment.
Je ne peux pas revenir en arrière.
Mais je peux être là pour les mamans qui vivent ça maintenant — avant qu'elles réalisent tout ça dans trois ans.

Ce qui a finalement marché pour le sommeil de mon fils
Quand j'ai compris que le problème venait aussi de moi — vraiment compris, pas juste intellectuellement — j'ai pu changer les choses.
J'ai parlé à Ismaël. Il avait 3 ans, on pouvait échanger.
Je lui ai expliqué pourquoi on allait changer. Comment ça allait se passer. Quand il avait le droit de se lever et quand non. J'ai acheté une horloge qui s'allume quand il peut sortir de sa chambre. Et on lui a laissé une gourde d'eau à portée de main pour qu'il n'ait pas besoin d'appeler si il avait soif la nuit. Les petites choses font parfois toute la différence.
Et surtout — j'ai tenu. Pas parce que j'étais dure. Parce que j'étais enfin prête.
Parce que si tu lâches, l'enfant ne comprend plus rien. Il a besoin que tu lui montres que tu es solide, que cette nouvelle règle existe vraiment.
Il a pleuré. Je suis restée. Calme, présente, ferme.
"Je comprends que tu n'es pas d'accord. Mais c'est mieux qu'on dorme chacun dans notre lit."
Il est très peu revenu dans mon lit depuis.
Pas de méthode miracle. Pas de pleurs dans le noir tout seul.
Juste une maman qui avait travaillé sur elle — et un petit garçon qui attendait juste qu'elle soit prête.
Le sommeil du nourrisson ne s'extrait pas du reste
Le sommeil bébé ne s'explique pas seul.
Il s'inscrit dans une histoire — la sienne et la tienne. La grossesse. L'accouchement. Les débuts. L'alimentation. La qualité des éveils. Le tempérament. Et ce que toi tu traverses à ce moment-là de ta vie.
C'est pour ça qu'il n'existe pas de méthode universelle pour faire dormir un bébé. Parce qu'il n'existe pas de bébé universel. Ni de maman universelle.
Et c'est exactement cette approche que j'ai mise au cœur de mon accompagnement sommeil bébé chez Hannaël.
Mon accompagnement sommeil bébé dans le Val-d'Oise et en visio
Avant qu'on se parle, tu remplis un questionnaire en ligne. Je prends le temps de lire ton histoire dans sa globalité — parce que le sommeil de ton bébé ne s'explique pas sans tout ça.
Ensuite on se retrouve en visio ou en présentiel dans le Val-d'Oise — 1h à 1h30. On comprend ensemble. On construit des pistes qui correspondent à ton bébé et à ta réalité. Pas au bébé moyen d'une étude.
Après notre échange tu reçois un mail récapitulatif. Et pendant 15 jours tu peux me contacter par SMS à la demande. Je suis là jusqu'à ce que les choses se mettent en place.
55€ avec l'adhésion à Hannaël — adhésion gratuite.
Sans adhésion : 100€.
En pratique : tout le monde accède au tarif de 55€. Parce que l'argent ne devrait jamais être ce qui empêche une maman épuisée d'être accompagnée.

Une dernière chose
Si ton bébé ne dort pas — avant de chercher la bonne méthode, pose-toi cette question :
Est-ce que tu es prête ?
Pas prête à en souffrir. Prête à tenir. Prête à lui expliquer calmement que les choses changent — et à ne pas lâcher quand il ne sera pas d'accord.
Et si tu ne sais pas encore comment l'être — c'est exactement pour ça que je suis là.
Si tu as besoin d'en parler — les commentaires sont ouverts, ma boîte privée aussi. Ou viens me retrouver au café poussette, c'est gratuit et sans engagement.. J'ai forcément le format qui te correspond.
Tu mérites qu'on prenne soin de toi aussi.




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